Depuis bientôt un an, j’ai le plaisir de photographier un vignoble du Beaujolais : le Domaine de Boischampt. C’est le projet d’un jeune viticulteur qui, malgré son âge, affiche déjà quinze années d’expérience. Sur ses dix-sept hectares, les vignes sont remaniées avec le plus grand soin, dans le respect du sol et du terroir.
J’ai photographié en septembre dernier la vendange de la toute première récolte, un moment chargé d’émotion pour l’équipe. Cette semaine, je vous présente des images issues d’un reportage autour de la plantation de nouvelles vignes. Malgré sa jeunesse, le domaine est déjà reconnu par ses pairs. Vous pouvez le découvrir sur son site : domainedeboischampt.fr.
Photographier un domaine viticole, c’est raconter le travail d’une année en quelques images. Il y a les gestes du vigneron, précis et patients, répétés saison après saison. Il y a la terre, les rangs de ceps qui dessinent le paysage, la lumière qui change du matin au soir et d’une saison à l’autre. Mon rôle est de saisir cette relation entre l’homme et sa parcelle, sans la mettre en scène : je suis là pour témoigner de ce qui se passe réellement sur le terrain.
Pour ce reportage, j’ai privilégié la lumière naturelle et une approche documentaire. Je me déplace au rythme du travail, sans déranger, en cherchant les bons angles sur les rangs, les outils et les mains au travail. Les plans larges situent le vignoble dans son paysage ; les plans serrés montrent le détail d’un geste, d’un sarment, d’une motte de terre retournée. L’ensemble forme un récit cohérent plutôt qu’une simple collection de belles images.
Ce type de reportage demande du temps et de la disponibilité. Revenir au fil de l’année permet de couvrir les étapes clés — la taille, la plantation, la vendange — et de construire une véritable mémoire visuelle du domaine. C’est aussi ce qui donne de la valeur aux images sur la durée : on voit évoluer les parcelles, grandir les jeunes plants, se transmettre un savoir-faire.
Ces photos servent ensuite au site, aux réseaux sociaux et à la communication du vigneron, pour donner à voir l’exigence et le soin qu’il met dans son travail. Dans un secteur où l’image compte de plus en plus, disposer d’un reportage authentique fait la différence face aux banques d’images génériques.
Si vous portez un projet viticole ou agricole autour de Grenoble, de Lyon ou du Beaujolais et que vous souhaitez le mettre en valeur, n’hésitez pas à me contacter pour en discuter.
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